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La PME de Tours est une pionnière de la formation linguistique. Elle a su se diversifier en formant les adultes et en se montrant inventive dans l'évènementiel pour entreprises.
L'association de deux professeurs, l'un d'allemand, l'autre d'anglais, a donné naissance, en 1953, aux premiers séjours linguistiques. Depuis, Aubert Ermisse (installé à Tours depuis 1968) est toujours spécialiste des voyages à l'étranger. Mais alors que les séjours au Royaume-Uni se sont transformés en véritable industrie, la PME a choisi une autre voie, celle de la formation pour adultes. "L'entreprise créée par mon père, est toujours allée hors des sentiers battus, explique le gérant Floscel Aubert. "Nous avons été les premiers à emmener des groupes aux Etats-Unis, en Chine ou en Asie." Avec neuf salariés et 3 millions d'euros de chiffre d'affaires, Aubert Ermisse pèse aujourd'hui dans le secteur. En rachetant l'entreprise familiale en 1997, Floscel Aubert a apporté son expérience chez American Airlines : Aubert Ermisse assure désormais la formation des aiguilleurs du ciel français, qui doivent se former à l'étranger tous les trois ans. " Nous proposons du "one to one", précise le dirigeant. "Un élève, un enseignant et un résultat garanti". L'expérience a été mise à profit pour former cadres et expatriés avec une gamme d'une quinzaine de langues possibles.
Du billet d'avion à la formation... Agréé "formation continue", Aubert Ermisse dispose aussi d'une licence d'agent de voyages, ce qui lui permet de proposer un paquet complet : vol, séjour et formation. Cette complémentarité a poussé la PME à s'orienter vers l'événementiel, qui représente désormais plus de la moitié de son activité. Congrès, séminaires, voyages de motivation ou de récompenses, salons : Aubert Ermisse veut avoir "réponse à tout " en proposant du "cousu main". Et sur ce marché extrêmement concurrentiel, la PME doit proposer des "produits toujours plus extraordinaires" : barbecue sur la Grande Muraille de Chine, dîner à la prison d'Alcatraz à San Francisco avec "évasion" par hélicoptère, descente de rivières au champagne, etc. "Il faut être inventif", insiste Floscel Aubert. D'autant, que certaines grandes entreprises "investissent" des sommes parfois considérables (entre 150 et 7000 euros par personne...) dans ces voyages, ce qui interdit tout droit à l'erreur. Le catalogue s'ouvre désormais sur des dizaines de pays : "Je suis un comblé de la mondialisation,se réjouit le patron d'Aubert Ermisse. Tout le monde veut parler anglais et partir le plus loin possible !"
La tribune du 27 novembre 2007, article de Jean-Jacques Talpin à Orléans |